Les différents produits sanguins sont indispensables au traitement de nombreuses affections. Ces produits sont pour la plupart prélevés sur des donneurs volontaires, le sang étant un liquide beaucoup trop complexe pour qu'il soit actuellement possible de le produire artificiellement.

Quelques protéines, comme le facteur VIII, intervenant dans le processus de coagulation, commencent à être obtenues par des techniques de génie génétique. En revanche, la plupart des autres protéines, y compris l'albumine, les globules rouges, les plaquettes, les polynucléaires neutrophiles, ne peuvent être obtenues qu'à partir de sang biologique.


 Les thérapeutiques transfusionnelles sont devenues de plus en plus sûres grâce à la sélection des donneurs et aux divers tests pratiqués pour éliminer le sang de ceux qui sont contaminés par certains virus (virus des hépatites B et C, V.I.H.).

De plus, lorsqu'une intervention chirurgicale particulièrement hémorragique est prévue, le patient subit préalablement plusieurs saignées constituant une réserve de son propre sang, utilisable lors de l'intervention. Cette « autotransfusion » fait appel à la technique de l'hémodilution.

   Les différents produits sanguins obtenus à partir de sang biologique sont :

— l'albumine (traitement de l'hypoalbuminémie), protéine relativement simple mais non encore produite par génie génétique ;

— les facteurs de la coagulation (traitement des patients présentant un déficit de ces facteurs provoquant des hémorragies ou risquant d'en provoquer lors d'une intervention chirurgicale),

— les globules rouges (traitement des anémies mal tolérées), qui, après avoir été séparés du plasma,peuvent être conservés jusqu'à 42 jours après le prélèvement à température de conservation habituelle de 4 °C.
Pour les groupes sanguins très rares, il est possible de les congeler et de les conserver ainsi pendant beaucoup plus longtemps ;

— les immunoglobulines (traitement de certains déficits immunitaires ou, à très forte dose, de certaines maladies auto-immunes). On peut également utiliser le sérum de sujets ayant un taux élevé d'anticorps vis-à-vis de certains virus ou ayant été récemment vaccinés contre le tétanos, par exemple, pour éviter d'utiliser des anticorps d'origine animale. Les immunoglobulines sont encore utilisées dans la prévention de la maladie hémolytique du nouveau-né 
— les plaquettes (traitement de certains troubles de la coagulation), qui sont soit obtenues à partir d'un don de sang total, soit transfusées à partir d'un don de plasmaphérèse ou de cytaphérèse ;

— le plasma frais congelé (remplissage vasculaire), qui n'est plus utilisé qu'à titre exceptionnel en raison des risques de transmission virale. Il a l'avantage, par rapport au plasma conservé, beaucoup plus sûr, de contenir encore certains facteurs de la coagulation, détruits par les manœuvres de conservation. Le plasma frais congelé sécurisé est un plasma dont les sérologies sont vérifiées plusieurs mois après le prélèvement afin de s'assurer de l'absence d'apparition d'anticorps contre les virus, en particulier le V.I.H., et qui n'est distribué qu'après ce contrôle.

   Le sang total n'est pratiquement plus utilisé ; même en cas d'hémorragie massive, il est préférable de transfuser, d'une part, des globules rouges, d'autre part du plasma.

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