les ADSB de la Drome en colère
les ADSB de la Drome en colère

Une révolution est en marche dans notre système de distribution de produits sanguins.

C'est une situation très compliquée à expliquer et à comprendre quand on ne fait pas partie du monde du don de sang. Dans un premier temps, il est primordial de comprendre où vont nos dons, plusieurs types de dons existent :

1/ don de sang total

2/ don de plasma

3/ don de plaquettes

4/ dons organes et moelle osseuse dont je ne parlerais pas ici car c'est un sujet complexe qui reste à part

A savoir que du sang total (celui prélevé en site fixe comme en collecte) on peut préparer des poches de plasma, de plaquettes et de Concentré Globules Rouges.

Il existe 2 utilisations principales à ces dons :

- après qualification (ce sont toutes les analyses nécessaires afin de sécuriser le produit final) le plasma ou sang total ou plaquettes peuvent être transfusés tels quels (sous leur forme liquide)

- le plasma quand à lui peut servir à la fabrication de médicaments (le plasma renfermant des protéines et autres élèments qu'on ne peut fabriquer et qu'on "récupère" dans le sang des donneurs).

En France, et ce depuis la fin des années 1990, seul l'Établissement Français du Sang pouvait prélever et distribuer ces produits. Il fournissait le Laboratoire de Fractionnement et des Biotechnologies qui était le seul laboratoire habilité à fabriquer les médicaments issus du plasma. La France a mis en place une série d'analyses obligatoires afin de sécuriser au maximum les produits proposés aux Français (ces tests ne sont pas forcément obligatoires dans le reste de l'Europe et des autres continents).

Depuis l'année dernière en particulier, le tribunal européen a tenté d'imposer à la France d'ouvir le marché à la concurrence (que d'autres labos puissent vendre des produits sanguins aux hôpitaux français) une bataille juridique s'est enclenchée aboutissant à une percée dans notre système français. Fort heureusement cela ne concerne que la partie "fabrication de médicaments" et seulement sur une partie de la "matière première" qu'est le plasma. Celui-ci subit des traitements avant d'être fournit au LFB. Sans entrer dans les détails, le produit obtenu par l'un des 3 procédés utilisé a "transformé" en terme juridique le plasma obtenu par ce procédé en médicament alors qu'aupravant c'était un "Produit Sanguin Labile" : la législation appliquée n'étant plus la même et autorisant ainsi d'autres labos à fabriquer des médicaments à partir de ce plasma.(les produits fabriqés par les 2 autres procédés restant des PSL)

Pour compliquer encore cet imbroglio politico juridique, 3 lois françaises concernent ce point particulier de notre système de produit sanguin ce qui complique encore le débat des sénateurs et des députés.

La loi dite Macron en fait partie et si celle-ci est passée devant le Sénat, elle ne bénéficiera pas de la navette diplomatique entre le Sénat et le Parlement du fait du "passage en force" gouvernement.

Tout ceci est d'une complexité qui dépasse largement mes compétences et je vous invite à vous tourner vers l'EFS pour + de rensignements.

L'EFS et les Unions départementales restent d'une grandes vigilance sur ce sujet. J'essaierais au maximum de rester informée et de faire passer au fur et à mesure les infos que je reçois.

Nous devons absolument soutenir notre système de santé pour les produits sanguins : ne baissons pas les bras.

Les donneurs de sang doivent rester, plus que jamais, mobilisés

http://www.ffdsb.org/actualites/locales.php#news822

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